RETOUR À WALDEN

RICHARD SÉGUIN

SUR LES PAS DE THOREAU

J’avais dans la vingtaine lorsque j’ai lu pour la première fois Walden ou La vie dans les bois de Henry David Thoreau. Depuis, les pensées, les réflexions et la démarche de Thoreau m’accompagnent dans tous les moments de ma vie et encore plus intensément lors de mes longues marches dans les forêts et les sentiers des Appalaches. Ses écrits me rappellent que nous sommes liés et redevables à la nature. Sa démarche philosophique est celle d’un homme qui veut vivre profondément.

« Chaque matin était une invitation à faire en sorte que ma vie soit d’une simplicité, et je puis dire aussi d’une innocence, égale à la nature elle-même ».

J’ai maintenant soixante-six ans et mon admiration pour cet auteur est toujours aussi intense. Le désir d’écrire des chansons qui témoignent de sa vie et de son œuvre m’habite depuis longtemps. J’ai aujourd’hui l’immense plaisir de réaliser ce rêve avec l’album Retour à Walden, sur les pas de Thoreau.

Je veux rendre hommage à ce philosophe, ce rebelle, cet homme de parole. Un hommage à l’œuvre essentielle d’un homme qui a su éclairer son siècle et qui, à n’en pas douter peut inspirer le nôtre.

- Richard Séguin

Album disponible dès le 7 septembre

Album

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Les personnages

Henry David Thoreau

Interprété par Richard Séguin

Né en 1817 à Concord, une petite ville du Massachusetts, Thoreau est à la fois écrivain, engagé dans le mouvement abolitionniste, contemplatif, grand marcheur, philosophe de la nature, précurseur de l’écologie et penseur visionnaire à l’origine du concept de désobéissance civile. À l’âge de 28 ans, Thoreau quitte la civilisation et construit de ses mains une cabane sur les rives de l’étang de Walden. Il y restera pendant deux ans, deux mois et deux jours. Durant cette période, suivant les conseils du philosophe Emerson, Thoreau écrit son journal qui deviendra, quelques années plus tard, l’œuvre majeure Walden ou la vie dans les bois.

Désobéissance civile
La notion de désobéissance civile a d’abord été développée dans un essai célèbre de Thoreau, La désobéissance civile (1849), inspiré par son séjour d’une nuit dans la prison de Concord, en juillet 1847, pour avoir refusé, à maintes reprises, de payer un impôt à l’état du Massachusetts. À travers ce dernier, le philosophe de Walden visait en fait le gouvernement américain, coupable selon lui de tolérer l’esclavage dans les états du Sud et de mener une guerre de conquête au Mexique. Thoreau croyait qu’il était juste de désobéir à un État qui promulgue des lois injustes et dont l’action est détournée au profit de quelques individus. Gandhi s’en inspirera dans sa lutte pour l’indépendance de l’Inde et Martin Luther King sera influencé par le concept de désobéissance civile dans son combat non violent pour les droits civiques des noirs américains. Cette idée d’une résistance publique, pacifique et conséquente à un État dont les lois heurtent les convictions personnelles et la conscience individuelle exercera une influence immense à travers tout le vingtième siècle, de Gandhi à Martin Luther King en passant par les objecteurs de conscience de toutes les guerres d’agression menées au Vietnam ou ailleurs. Et elle continue de retentir à la manière d’un mot d’ordre au cœur d’une brûlante actualité.

Lidian Jackson Emerson

Interprétée par Jorane

Lidian fut la seconde épouse et mère des quatre enfants de Ralph Waldo Emerson, le célèbre philosophe transcendantaliste dont elle a partagé la vie pendant 47 ans. Réformiste et fervente abolitionniste, décrite comme une femme d’esprit à la conversation brillante et à l’intelligence remarquable, Lidian, en tant que figure du bouillonnement culturel de Concord au dix-neuvième siècle, aura été quelque peu éclipsée par la gloire de son mari, et par des contemporaines aux mœurs plus libres, telles les Margaret Fuller et Louisa May Walcott. Elle fut une proche amie de Thoreau, qui vécut pendant deux ans avec les Emerson et la considérait comme son égale sur le plan intellectuel. Au cours de cette période, Thoreau perdit son frère John des suites du tétanos, et Lidian son fils aîné, fauché par la scarlatine. La mort de Waldo, en même temps qu’elle portait un dur coup au mariage déjà fragile des Emerson, contribua à rapprocher Lidian de Thoreau, inconsolable comme elle. « Vous devez savoir que vous représentez pour moi la femme », lui écrit-il de Staten Island où Emerson, peut-être pour l’éloigner, lui a trouvé un engagement comme tuteur. « Penser à vous élèvera toujours ma vie… » Même si Lidian représente un indéniable pôle d’attraction dans l’énigmatique vie amoureuse de Thoreau, leur relation semble avoir été platonique.

William et l’underground railroad

Interprété par Élage Diouf

William incarne tous ces esclaves afro-américains qui, étant parvenus à s’évader des plantations de la Georgie et des autres états du Sud esclavagiste, ont emprunté l’Underground railroad dans l’espoir d’atteindre l’Étoile du Nord (comme ils appelaient, entre eux, la colonie anglaise portant alors officiellement le nom de « Province du Canada »). L’Underground railroad n’était pas seulement un chemin de fer. Le nom servait en fait à désigner tout le réseau clandestin de routes d’évasion suivies par les fugitifs. Les communications se faisaient dans un jargon codé emprunté au monde ferroviaire : les refuges clandestins étaient des stations, les abolitionnistes qui cachaient les fugitifs, des chefs de gare, etc. Créé au début du dix-neuvième siècle, le réseau connut sa plus grande activité entre 1850 et 1860. On estime à environ 30 000 le nombre d’esclaves en fuite qui passèrent par l’Underground railroad. Les déplacements s’effectuaient à la faveur de la nuit, à pied, en chariot ou en train. Thoreau fut un membre actif du réseau, agissant souvent comme chef de train chargé d’accueillir, loger, orienter et escorter les esclaves en cavale qui transitaient par Concord. La cabane du lac Walden, située non loin d’une voie ferrée, servait parfois de relais. Mais Thoreau craignait d’y attirer l’attention et préférait utiliser, comme station, la maison de sa mère, au village.

John Brown

Interprété par Normand d’Amour

Leader abolitionniste qui prôna la lutte armée pour éradiquer l’esclavage aux États-Unis. Brown avait été marqué, à l’âge de douze ans, par le spectacle des mauvais traitements infligés à un esclave noir par son propriétaire. Il se bat d’abord au Kansas pour empêcher ce territoire de tomber dans le giron des états esclavagistes. En 1856, ses hommes et lui massacrent cinq colons détenteurs d’esclaves à Pottawatomie Creek. En 1859, c’est le fameux raid de Harpers Ferry, où Brown espère s’emparer d’un arsenal fédéral et provoquer un soulèvement armé. Mais aucun Noir ne rejoint l’insurrection et l’affaire vire à la catastrophe. Brown y perd deux fils, est grièvement blessé, arrêté et jugé pour haute trahison. Cette figure messianique va devenir un des personnages les plus controversés de l’histoire des États-Unis. Visionnaire et martyr pour les uns, terroriste et fanatique pour les autres (dont un certain Abraham Lincoln…), John Brown se disait envoyé par Dieu. Thoreau, qui prit sa défense, voyait en lui un authentique transcendantaliste fidèle à ses principes jusqu’au bout. Victor Hugo demanda sa grâce dans une lettre : « … que l’Amérique le sache et y songe, il y a quelque chose de plus effrayant que Caïn tuant Abel, c’est Washington tuant Spartacus. » Brown fut pendu en 1859 en Virginie. Peu après, une chanson écrite en son honneur, « John Brown’s body » (rebaptisée « The Battle Hymn of the Republic »), accompagnera la marche des troupes nordistes contre le Sud esclavagiste.

Textes de Louis Hamelin

Hugo Perreault

Coréalisateur, coarrangeur, prise de son et mixage

Guido Del Fabbro

Coréalisateur, coarrangeur, orchestrations cordes et cuivres

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